Une démarche de proximité
En français, en lingala et dans les autres langues pertinentes, dans les marchés, les quartiers, les écoles et les lieux de culte, pour que la langue ne soit jamais un obstacle à la connaissance de ses droits.
En lingala, EKOKI signifie « Ça suffit ! ». Une campagne de sensibilisation et de lutte contre les violences basées sur le genre, portée par le Parlement.
01Pourquoi EKOKI ?
Les violences faites aux femmes et aux filles persistent, sous des formes tantôt visibles, tantôt silencieuses. Trop souvent, elles sont minimisées, voire justifiées au nom de l’amour, de l’humour, de la foi, de la tradition ou de l’autorité.
EKOKI refuse la violence, et refuse avec la même fermeté les justifications qui la rendent acceptable. Parce qu’aucune femme, aucune fille ne devrait avoir à subir la violence, à la justifier ou à se taire pour préserver une relation, une réputation ou une tradition.

« Le respect des femmes ne doit jamais être une faveur, mais un droit fondamental. »
En français, en lingala et dans les autres langues pertinentes, dans les marchés, les quartiers, les écoles et les lieux de culte, pour que la langue ne soit jamais un obstacle à la connaissance de ses droits.
Une campagne portée conjointement par les Commissions Genre, Famille et Enfant socio-culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, et soutenue par les parlementaires engagées dans cette lutte.
Les femmes en situation de précarité, les personnes maîtrisant peu le français et les communautés difficiles à atteindre doivent, elles aussi, pouvoir reconnaître les violences et identifier les services compétents.

03Reconnaître
La violence basée sur le genre désigne toute forme de violence dirigée contre une personne en raison de son genre. À Kinshasa, elle touche les femmes et les filles dans la famille, au travail, dans les lieux d’étude, dans les espaces religieux, politiques, publics et en ligne.

Coups, blessures, brutalités et privation de liberté. Souvent justifiées au nom de la « discipline » ou de l’autorité, elles ne sont jamais une preuve d’amour.
Viol, attouchements, exploitation, mariage forcé et harcèlement sexuel. Dans l’Est du pays, elles sont aussi utilisées comme arme de guerre.
Menaces, humiliations, insultes, intimidation, contrôle et isolement. Elles ne laissent pas de traces visibles, mais abîment durablement la confiance.
Privation de ressources, confiscation des revenus et interdiction de travailler. Elles rendent la victime dépendante et l’enferment dans le silence.
Insultes, moqueries et « plaisanteries » qui humilient et rabaissent. Ce n’est pas de l’humour quand une personne en sort blessée.
Intimidations, humiliations et cyberharcèlement visant les femmes engagées en politique. Elles freinent leur participation à la vie publique.
Cyberharcèlement, menaces, usurpation d’identité et diffusion de contenus humiliants. Ce qui se passe en ligne blesse aussi dans la vie réelle.
Choisissez la violence que vous refusez, puis ajoutez votre voix au mur des refus.
Ajouter mon refus!L’Est de la RDC
Dans l’Est du pays, les violences sexuelles liées aux conflits sont utilisées comme instruments de terreur, d’humiliation et de domination. Elles détruisent des vies et fragilisent durablement les familles et les communautés.
Comprendre les violences en zones de conflitcas de violences basées sur le genre signalés au Nord-Kivu en 2024.
UNFPA RDCvictimes de violences sexuelles prises en charge au Nord-Kivu entre janvier et mai 2024.
Nations unies, 2024cas signalés en une seule semaine à Goma en février 2025, dont plus de 150 concernant des enfants.
UNFPAde violences sexuelles dans l’Est de la RDC sur les quatre premiers mois de 2025.
UNFPA RDC04Les conséquences
Ses conséquences touchent la femme, les enfants, la famille et toute la société. Derrière chaque violence basée sur le genre, il y a une dignité bafouée, un droit violé et parfois un avenir brisé.
Blessures, peur, perte de confiance, isolement, difficultés économiques et conséquences sur la santé physique et mentale.
Aucune femme, aucune fille ne devrait avoir à se taire pour préserver une relation, une réputation ou une tradition.

Traumatismes, insécurité, difficultés scolaires et risque de reproduire ou d’accepter la violence plus tard.
Protéger la dignité d’une femme, c’est aussi protéger ses enfants.

Rupture du dialogue, conflits permanents, instabilité du foyer et affaiblissement des liens familiaux.
Le silence ne protège pas la famille. Il protège les auteurs.

Décrochage scolaire, perte de revenus, exclusion, baisse de la participation des femmes et ralentissement du développement.
Protéger une femme, c’est protéger l’avenir de toute la communauté.

« La lutte contre les violences basées sur le genre n’est pas un combat contre les hommes, mais un combat pour les droits, la sécurité et la dignité de chaque femme et de chaque fille. »
EKOKI · Ça suffit !
05Paroles manifestes
Le message manifeste est la voix centrale d’EKOKI. Chacune et chacun est invité à reconnaître les violences banalisées et à prendre publiquement position contre elles.
Je refuse qu’on appelle amour ce qui me détruit.
Naboyi babenga bolingo likambo oyo ezali kobebisa ngai.
Naboyi babenga bolingo likambo oyo ezali kobebisa ngai.
Je refuse qu’on appelle amour ce qui me détruit.
La violence n’est jamais une preuve d’amour ou d’autorité.
Mobulu ezali ata moke te elembo ya bolingo to ya bokonzi.
Mobulu ezali ata moke te elembo ya bolingo to ya bokonzi.
La violence n’est jamais une preuve d’amour ou d’autorité.
Battre son épouse n’est pas un droit du mari.
Kobeta mwasi ezali lotomo ya mobali te.
Kobeta mwasi ezali lotomo ya mobali te.
Battre son épouse n’est pas un droit du mari.
Je refuse qu’on appelle humour ce qui m’humilie.
Naboyi babenga liseki likambo oyo ezali kosambwisa ngai.
Naboyi babenga liseki likambo oyo ezali kosambwisa ngai.
Je refuse qu’on appelle humour ce qui m’humilie.
Aucune femme ne doit accepter la violence pour préserver son mariage.
Mwasi moko te asengeli kondima mobulu mpo na kobatela libala.
Mwasi moko te asengeli kondima mobulu mpo na kobatela libala.
Aucune femme ne doit accepter la violence pour préserver son mariage.
Je refuse qu’on appelle protection ce qui me contrôle.
Naboyi babenga libateli likambo oyo ezali kokonza bomoi na ngai.
Naboyi babenga libateli likambo oyo ezali kokonza bomoi na ngai.
Je refuse qu’on appelle protection ce qui me contrôle.
Les femmes et les hommes ont la même dignité.
Basi mpe mibali bazali na lokumu ndenge moko.
Basi mpe mibali bazali na lokumu ndenge moko.
Les femmes et les hommes ont la même dignité.
Je refuse qu’on appelle discipline ce qui me brutalise.
Naboyi babenga discipline likambo oyo ezali konyokola ngai.
Naboyi babenga discipline likambo oyo ezali konyokola ngai.
Je refuse qu’on appelle discipline ce qui me brutalise.
Le pardon chrétien ne signifie pas accepter que la violence recommence.
Bolimbisi ya bokristo elimbolaka te kondima ete mobulu ezongela.
Bolimbisi ya bokristo elimbolaka te kondima ete mobulu ezongela.
Le pardon chrétien ne signifie pas accepter que la violence recommence.
Je refuse qu’on utilise la foi pour m’imposer la souffrance.
Naboyi básalela kondima mpo na kotinda ngai nandima pasi.
Naboyi básalela kondima mpo na kotinda ngai nandima pasi.
Je refuse qu’on utilise la foi pour m’imposer la souffrance.
La tradition ne doit jamais servir d’excuse à la violence.
Bokoko esengeli te kozala ntina ya kolimbisa mobulu.
Bokoko esengeli te kozala ntina ya kolimbisa mobulu.
La tradition ne doit jamais servir d’excuse à la violence.
Je refuse que le silence protège les auteurs de violences.
Naboyi ete kovanda nyee ebatela bato oyo basalaka mobulu.
Naboyi ete kovanda nyee ebatela bato oyo basalaka mobulu.
Je refuse que le silence protège les auteurs de violences.
Une vendeuse est une travailleuse, pas une personne que l’on peut harceler.
Moteki mwasi azali mosali; azali moto ya kotungisa te.
Moteki mwasi azali mosali; azali moto ya kotungisa te.
Une vendeuse est une travailleuse, pas une personne que l’on peut harceler.
Lorsqu’une femme parle de violence, écoutons-la sans la juger.
Soki mwasi alobeli mobulu, toyoka ye kozanga kosambisa ye.
Soki mwasi alobeli mobulu, toyoka ye kozanga kosambisa ye.
Lorsqu’une femme parle de violence, écoutons-la sans la juger.
Que refusez-vous ?
Écrire mon refus06Notre démarche
Contribuer à faire reculer les violences basées sur le genre en RDC, grâce à une campagne inclusive de sensibilisation, d’écoute et de mobilisation, accessible à toutes les couches de la population.
Faire connaître les formes de violence, leurs conséquences, les droits et les voies d’assistance. Briser les tabous, déconstruire les stéréotypes, promouvoir l’égalité et la masculinité positive.
Libérer la parole des victimes et des survivantes, avec respect, prudence et confidentialité. Préserver leur anonymat et faciliter leur orientation vers les structures de prise en charge.
Documenter les réalités recueillies et évaluer l’application des textes. Renforcer le cadre juridique, améliorer la protection des victimes et lutter contre l’impunité.
Veiller à l’application effective des lois et à une meilleure prise en charge des survivantes. Amener chacun à devenir, à son niveau, un acteur de prévention dans son milieu.
16Jours d’action
Du 25 novembre au 10 décembre 2026, EKOKI va au-delà des salles de conférence, jusque dans les lieux de vie, d’étude, de travail, de culte et de rassemblement.

Coordination, production des contenus audiovisuels, des supports de visibilité et des outils de sensibilisation.
Vidéos avec les députés nationaux et les sénateurs, scripts « Je refuse… EKOKI ! », formats courts, spots et photographies de campagne.
Séances de sensibilisation et échanges en français et en lingala, avec les relais religieux, scolaires et universitaires.
Lancement conjoint par l’Assemblée nationale et le Sénat, présentation du programme national et panels sur la prévention et la responsabilité collective.
Séances lors des parades et rassemblements : formes de violence, accueil respectueux, écoute et voies d’orientation.
Mobilisation des marchés, des quartiers, des leaders communautaires et des relais locaux, avec des marches et des échanges bilingues.
Présentation des avancées de la campagne, panels, échanges et formalisation des engagements institutionnels.
07Kinshasa · à vocation nationale
EKOKI connaît un premier déploiement structuré à Kinshasa. Dans chaque district, la campagne va à la rencontre des habitantes et des habitants, en français et en lingala.
08Ceux qui portent EKOKI
La prévention des violences basées sur le genre concerne les femmes et les hommes, les institutions et l’ensemble de la société.

Une campagne portée conjointement par les Commissions socio-culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, et enrichie par les parlementaires engagées dans cette lutte.
Découvrir la Commission
Champion de la masculinité positive de l’Union africaine, le Président de la République appelle à une mobilisation des hommes pour l’égalité et le respect des droits des femmes.
Lire la vision
Utilisées comme armes de guerre, elles détruisent des vies et fragilisent durablement les familles et les communautés. Le corps des femmes n’est pas un champ de bataille.
Comprendre09À votre tour
Refuser que la peur, le silence et l’impunité prennent la place de la justice. Choisissez votre refus, ajoutez votre voix et partagez votre carte.
refus exprimés sur ce site. Aucune donnée personnelle n’est demandée.
Numéro vert gratuit contre les violences basées sur le genre.
Écoute, orientation et prise en charge psychologique, médicale et juridique. En cas de danger immédiat, éloignez-vous et appelez.
Je refuse… EKOKI !
↻Le mur des refus
Les derniers refus exprimés, mis à jour en direct.