EKOKI — Ça suffit !
Un groupe de jeunes femmes en t-shirts EKOKI lève la main sur les marches de l’Université de Kinshasa
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La campagne.

Une campagne citoyenne et parlementaire de sensibilisation, de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre. Du 25 novembre au 10 décembre 2026.

  1. 01Contexte et enjeux
  2. 02Objectifs
  3. 03Démarche
  4. 04Publics cibles
  5. 05Activités
  6. 06Déploiement
  7. 07Dîner de gala
  8. 08Résultats attendus
  9. 09Partenaires
Contexte et enjeux

Des violences encore trop souvent banalisées.

EKOKI est portée conjointement par les Commissions Genre, Famille et Enfant socio-culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, et soutenue collectivement par les parlementaires engagées dans cette lutte.

Les violences basées sur le genre portent gravement atteinte aux droits humains, à la dignité et à la sécurité, particulièrement celles des femmes et des filles. Elles se manifestent dans les familles, les communautés, les établissements d’enseignement, les milieux professionnels et politiques, les espaces numériques ainsi que dans les contextes de conflit.

Leur persistance est alimentée par le silence, la peur de la stigmatisation, l’ignorance des droits, l’insuffisance de l’orientation vers les recours et des discours qui présentent la violence comme une preuve d’amour, une discipline, une plaisanterie, une tradition ou une exigence religieuse.

Malgré les actions déjà menées, une partie importante de la population demeure éloignée de l’information. Les femmes en situation de précarité, les personnes maîtrisant peu le français et les communautés difficiles à atteindre doivent également pouvoir reconnaître les violences, connaître leurs droits et identifier les services compétents.

PhysiquesSexuellesPsychologiquesÉconomiquesVerbalesPolitiquesNumériques
Des femmes parlementaires réunies dans l’hémicycle pour la campagne EKOKI
Une vendeuse d’un marché de Kinshasa lève la main en signe de refus
Objectifs

Informer, écouter, mobiliser.

Objectif général

Contribuer à la prévention et à la lutte contre les violences basées sur le genre grâce à une campagne inclusive de sensibilisation, d’écoute et de mobilisation, accessible à toutes les couches de la population, avec une attention particulière aux personnes ayant un accès limité à l’information.

  1. 01

    Faire connaître les différentes formes de violence, leurs conséquences, les droits et les moyens d’assistance disponibles.

  2. 02

    Porter la sensibilisation au-delà des salles de conférence, jusque dans les lieux de vie, d’étude, de travail, de culte et de rassemblement.

  3. 03

    Adapter les messages aux réalités linguistiques, culturelles et socioéconomiques des publics concernés.

  4. 04

    Encourager une écoute respectueuse, un signalement sûr et une orientation responsable vers les services compétents.

  5. 05

    Mobiliser les citoyens, les institutions et les relais d’influence contre le silence et la banalisation des violences.

Démarche et stratégie

Quatre engagements complémentaires.

La campagne relie l’information, l’écoute, la réponse institutionnelle et la mobilisation.

01

Sensibiliser

Faire connaître les formes de violence, leurs conséquences, les droits et les voies d’assistance afin de favoriser une prise de conscience collective.

02

Écouter

Accueillir les craintes, les expériences et les attentes avec respect, prudence et confidentialité, sans exposer ni culpabiliser les personnes concernées.

03

Réformer

Documenter les réalités recueillies, évaluer l’application des textes et dégager, lorsque cela est nécessaire, des pistes d’amélioration institutionnelle ou législative.

04

Agir

Amener chacun à refuser les violences et à devenir, à son niveau, un acteur de prévention et de changement dans son milieu.

Mise en œuvre, sous la conduite des femmes parlementaires

Sensibilisation de proximité

Actions conduites par les femmes parlementaires dans les quartiers, marchés, établissements d’enseignement, communautés religieuses et autres lieux de rassemblement.

Communication accessible

Diffusion de messages en français, en lingala et dans les autres langues, au moyen des médias, de l’affichage, des supports imprimés et des plateformes numériques.

Mobilisation des relais

Association des leaders communautaires et religieux, des organisations de femmes et de jeunes, des médias et des autres acteurs capables de prolonger les messages.

Écoute et orientation

Recueil prudent des préoccupations et diffusion d’informations sur les structures compétentes d’écoute, d’orientation et d’assistance.

Publics cibles

Atteindre chacune et chacun, là où il vit.

Des femmes réunies autour d’une table lisent le manifeste EKOKI01

Femmes pasteures et responsables d’églises

Reconnaître les violences, écouter sans juger et orienter les survivantes. Leur proximité avec les familles facilite la sensibilisation.

Une commerçante d’un marché de Kinshasa derrière son étal de légumes02

Femmes des marchés et des quartiers populaires

Des informations accessibles, en français et en lingala, sur les violences, leurs droits et les recours disponibles.

Une étudiante en t-shirt EKOKI devant l’Université de Kinshasa03

Étudiantes, jeunes femmes et jeunes hommes

Consentement, harcèlement et violences numériques. Ils porteront le message EKOKI dans les établissements et sur les réseaux sociaux.

Des femmes engagées réunies autour d’une table de travail04

Femmes engagées en politique

Rendre visibles les intimidations, les humiliations et le cyberharcèlement, pour une participation politique sans violence.

L’hémicycle du Parlement de la RDC05

Parlementaires et décideurs publics

Des constats de terrain pour orienter l’action publique et traduire les recommandations en mesures institutionnelles et législatives.

Une jeune femme consulte son téléphone06

Médias, artistes et influenceurs

Traiter les violences sans les banaliser ni stigmatiser les survivantes, et amplifier le message EKOKI.

Des parlementaires lèvent la main lors d’un vote07

Institutions publiques

Les préoccupations et recommandations issues de la campagne, pour renforcer la prévention, la coordination et l’application des politiques publiques.

L’équipe EKOKI pose devant un kakémono de la campagne08

ONG et fondations

Partage d’expertise et coordination, au service de la sensibilisation, de la documentation et du suivi des recommandations.

Principales activités

Seize jours d’action, sept temps forts.

  1. 1

    Préparation et production

    Présentation du projet, coordination, production des contenus audiovisuels, des supports de visibilité et des outils de sensibilisation.

  2. 2

    Production des contenus et pré-campagne

    Réalisation des vidéos avec les députés nationaux et les sénateurs ; finalisation des scripts « Je refuse… EKOKI ! », des formats courts et des spots ; sélection des photographies de campagne et création des déclinaisons graphiques.

  3. 3

    Sensibilisation dans les églises, les écoles et les universités

    Séances de sensibilisation, activités dans les établissements retenus, échanges en français et en lingala, mobilisation de relais religieux, scolaires et universitaires.

  4. 4

    Lancement officiel par les deux Chambres du Parlement

    Lancement conjoint par l’Assemblée nationale et le Sénat ; présentation de la campagne et de son programme national ; panels sur la prévention, la responsabilité collective et les réponses institutionnelles.

  5. 5

    Sensibilisation de la Police nationale congolaise

    Séances lors des parades et rassemblements internes ; formes de violence, attitudes attendues et voies d’orientation ; échanges pratiques sur l’accueil respectueux, l’écoute et la non-banalisation des violences.

  6. 6

    Campagnes dans les quatre districts

    Tshangu, Funa, Mont-Amba et Lukunga : mobilisation des marchés, des quartiers, des leaders communautaires et des relais locaux ; marches et échanges bilingues.

  7. 7

    Dîner de gala

    Présentation des avancées de la campagne, panels et échanges, ambition d’extension et formalisation des engagements institutionnels.

Déploiement et messages manifestes

Kinshasa d’abord, à vocation nationale.

Déploiement

À vocation nationale, EKOKI connaît un premier déploiement opérationnel structuré à Kinshasa. La campagne combine actions de proximité, communication médiatique et numérique, affichage public et mobilisation institutionnelle.

Messages manifestes

Le message manifeste est la voix centrale d’EKOKI. À travers la formule « Je refuse… EKOKI ! », chaque personne est invitée à reconnaître les violences souvent banalisées et à prendre publiquement position contre elles.

TshanguFunaMont-AmbaLukunga
Des étudiantes en salle de classe présentent leurs t-shirts EKOKI
Le dîner de gala

Transformer la visibilité en engagements.

Le dîner de gala EKOKI est un cadre stratégique de mobilisation, de dialogue et d’engagement. Il réunira les décideurs publics, les responsables religieux et communautaires, la société civile, le secteur privé, les médias et les partenaires autour d’une responsabilité commune.

À travers des panels, des projections et des échanges, il vise à transformer la sensibilisation en engagements précis, à rapprocher les acteurs susceptibles d’agir ensemble et à favoriser des collaborations durables au-delà des seize jours d’activisme.

Il vise également à mobiliser des soutiens matériels et techniques pour assurer la continuité de la campagne et favoriser l’élargissement progressif de sa portée. Les engagements recueillis seront documentés.

Une étudiante présente un t-shirt EKOKI noir dans une salle de classe
3 à 6

mois de suivi

Un mécanisme de suivi permettra d’apprécier, dans les trois à six mois suivant l’événement, la mise en œuvre des engagements annoncés.

Résultats attendus

Ce que la campagne veut laisser derrière elle.

01

Une campagne clairement identifiée, largement diffusée et relayée par les médias, les institutions et les communautés.

02

Des communautés religieuses, des élèves, des étudiants, des femmes des marchés, des citoyens et des agents de la Police nationale davantage sensibilisés aux différentes formes de violences basées sur le genre.

03

Quatre campagnes territoriales réalisées dans les districts de Tshangu, Funa, Mont-Amba et Lukunga, au plus près des populations.

04

Des préoccupations recueillies avec prudence, puis consolidées dans des synthèses exploitables pour orienter les actions et les recommandations.

05

Des engagements concrets pris par les acteurs parlementaires, institutionnels, religieux, médiatiques, communautaires et privés.

06

Des partenariats établis et des ressources mobilisées pour assurer la continuité de la campagne et l’élargissement progressif de sa portée.

Partenaires

Une mobilisation commune.

EKOKI entend réunir les institutions publiques, les partenaires diplomatiques, les organisations internationales, les agences de coopération et les fondations. Leur participation contribuera au déploiement des activités, à l’élargissement de la portée de la campagne et à la mise en œuvre des recommandations.

Partenaires ciblés
  1. Présidence de la République — Cabinet du Chef de l’État
  2. Primature — Cabinet de la Première ministre
  3. Cabinet de la Première Dame
  4. Ministères concernés
  5. Assemblée nationale et Sénat
  6. Gouvernorat et Assemblée provinciale de Kinshasa
  7. Organismes et services publics concernés
  8. Ambassades et représentations diplomatiques
  9. Organisations internationales et agences de coopération
  10. Fondations nationales et internationales

À votre tour de dire EKOKI !

Choisissez la violence que vous refusez, ajoutez votre voix et partagez votre carte.